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La MONUSCO ne confirme pas la présence des ex-rebelles du M23 en RD Congo

Le dimanche 15 janvier, le gouverneur du Nord-Kivu (Est du pays), Julien Paluku, et le ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, avaient annoncé que l’ex-chef rebelle du M23, Sultani Makenga, s’était échappé, pour la deuxième fois, avec d’autres officiers rebelles, de leur résidence surveillée en Ouganda et ont pris la direction de Bunagana, localité frontalière de la RDC située à 70 km au Nord Est de Goma.

Lambert Mende précisait en outre que deux colonnes des ex-rebelles du M23 sont entrés en RDC avec armes et munitions en provenance de l’Ouganda. « Ils sont venus de l’Ouganda en deux colonnes, l’une d’environ cinquante hommes et l’autre d’une centaine de personnes. Elles sont conduites par Bonenza et Makenga».

Nos forces de sécurité s’en occupent. Nous sommes très surpris que des gens qui étaient sous le contrôle du gouvernement ougandais se retrouvent en train de nous agresser avec des armes », a-t-il déploré.

Ces accusations ont été démenties par l’Ouganda dont le ministre des Affaires étrangères, Henry Okello Oryem, s’est demandé pour quelle raison son pays armerait ou autoriserait les rebelles du M23 basés en Ouganda à aller déstabiliser la RD Congo.

« C’est le fruit de leur imagination », s’est-il exclamé.

Cependant, les Forces armées de la RD Congo (FARDC) ont présenté mercredi 18 janvier 2017, à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, quatre présumés ex-rebelles du M23 arrêtés dans cette ville.

Dernier mouvement des rébellions à dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l’Ouganda dans l’Est de la RDC, le M23 avait été défait en novembre 2013 par l’armée congolaise, appuyée par les Casques bleus de la mission de l’ONU en RDC (MONUSCO), après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu.

En décembre 2013 à Nairobi, le M23 et Kinshasa avaient signé des engagements, notamment pour ouvrir la voie au rapatriement de la plupart des combattants de l’ex-rébellion en vue de leur réinsertion dans la vie civile.

Mais depuis, selon Kinshasa, seuls 193 miliciens sur 1.500 ont été rapatriés d’Ouganda et 13 sont volontairement rentrés du Rwanda sur les centaines qui y étaient hébergés.

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